L'infertilité
On
estime à 1 sur 10 la proportion des couples qui ne peuvent
pas avoir d'enfant. En fait, pour beaucoup d'entre eux, il
demeure une possibilité de grossesse, sous réserve
d'un traitement médicamenteux approprié. L'infertilité -
ou plutôt l'hypofertilité - de ces couples peut
tenir à la femme, dont les trompes sont obstruées,
par exemple, ou à son partenaire dont le sperme n'est
pas assez concentré en spermatozoïdes.
Dans quelques cas, les spécialistes n'arrivent pas à identifier
une cause précise d'infertilité du couple : on parle
alors d'infertilité inexpliquée. Chez
la femme, les troubles hormonaux constituent également une cause
fréquente d'infertilité qu'on sait diagnostiquer.
La sécrétion des hormones est perturbée,
voire totalement arrêtée.
Si, par exemple, la production d'hormones de la reproduction
par l'hypothalamus ou par l'hypophyse est insuffisante ou
déséquilibrée,
le développement des follicules ne se fera pas bien et l'ovulation
ne se produira pas. On parle dans ces cas d'infertilité anovulatoire.
Le syndrome des ovaires polykystiques est aussi une cause fréquente
d'infertilité anovulatoire. Plus
rarement, certaines femmes présentent des troubles de l'hypothalamus
et de l'hypophyse qui ne produisent plus du tout de GnRH ou
de gonadotrophines : de ce fait, les follicules ovariens ne
se développent pas et l'ovulation ne survient pas. Dans
tous ces cas, l'ovulation peut être induite par des médicaments
de la fertilité, donnés sous forme de comprimés
ou, s'il s'agit de gonadotrophines, par injection.
Ainsi, l'induction de l'ovulation est l'une des options
dont on dispose pour traiter une infertilité.
Le principe du traitement consiste à stimuler les ovaires afin
qu'ils produisent un follicule mûr unique, que ce follicule ovule
et que la fécondation naturelle soit possible. |