Induction de l'ovulation
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Induction de l'ovulation

La surveillance du traitement

Le traitement par induction de l'ovulation permet donc aux femmes qui souffrent d'infertilité d'origine hormonale d'ovuler normalement et leur donne ainsi la possibilité de concevoir un enfant naturellement.
Le succès dépend toutefois du moment des rapports : ceux-ci doivent coïncider avec l'ovulation que le traitement a permis d'obtenir.

Pour avoir un maximum de chances d'obtenir une grossesse et pour minimiser les risques, il est dont capital de suivre la réponse des ovaires au traitement.

Il convient de s'assurer en particulier que le traitement n'a pas induit à la surface des ovaires le développement de plusieurs follicules dont l'ovulation pourrait conduire à une grossesse multiple. Il convient d'éviter aussi le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (voir ci-dessous).

Dans l'un et l'autre cas, on peut être amené à interrompre un traitement en cours.

L'échographie constitue le meilleur moyen de suivre la réponse des ovaires au traitement. Elle peut se faire à travers la paroi abdominale et, dans ce cas, la vessie doit être pleine. Elle se fait plus souvent maintenant par voie vaginale. Elle permet de dénombrer les follicules en développement à la surface de chacun des ovaires. Chaque follicule renferme un ovocyte : dès qu'il a atteint 17 mm de diamètre, il est susceptible d'ovuler.
L'échographie permet aussi d'apprécier l'épaisseur de l'endomètre, le revêtement intérieur de l'utérus. L'endomètre doit s'épaissir pour être prêt à accueillir l'embryon. Au moment de l'ovulation, son épaisseur doit être d'au moins 8 mm.

Beaucoup de médecins complètent les résultats de l'échographie par des dosages d'hormones dans le sang. Les taux d'estrogènes sont les plus importants à connaître parce qu'ils donnent une idée du développement des follicules et du risque éventuel d'hyperstimulation ovarienne. Toutefois, seule l'échographie permet de dire combien de follicules sont en train de se développer à la surface des ovaires.

Echographie d'un ovaire normal



On note un follicule en début de développement entre les deux croix.

Au cours d'un cycle normal, et à peu près à la moitié du cycle, l'hypophyse sécrète de la LH en grande quantité, ce qui pousse le follicule dominant à se rompre et à libérer l'ovocyte qu'il contient. Dans l'induction de l'ovulation, on copie ce processus en administrant une hormone différente, l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine).

Administrée à la femme lorsque le follicule est arrivé à maturité, l'hCG exerce ses effets en 36 à 48 heures. Les médecins peuvent s'assurer que l'ovulation a bien eu lieu en dosant la progestérone dans le sang 7 jours environ après l'ovulation. Les plus grandes chances de fécondation sont obtenues par les rapports sexuels survenant dans les 48 heures après l'injection d'hCG. Des rapports 2 ou 3 fois par semaine assurent un apport de sperme suffisant pour que l'œuf soit fécondé lorsque l'ovulation se produit. La qualité du sperme semble souffrir d'une abstinence prolongée.

Beaucoup de patients déplorent que le suivi attentif imposé par le traitement de l'infertilité retire à leur vie sexuelle beaucoup de sa spontanéité. Dans ces cas, il peut être bon d'oublier le traitement en cours pendant un mois ou deux pour redonner du charme à sa vie amoureuse.