Les
conditions naturelles
La
fécondation résulte de la rencontre dans
la trompe de deux cellules ou "gamètes*" :
l'une issue de la femme, l'ovocyte* mûr ou ovule
; l'autre issue de l'homme, le spermatozoïde*. De
la fusion de ces 2 cellules résulte un oeuf ou
embryon. Celui-ci se nidera dans la paroi de la cavité utérine
une semaine plus tard.
Fécondation
et nidation* nécessitent certaines conditions
:
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| Chez l'homme |

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Les
testicules* doivent produire une quantité suffisante
de spermatozoïdes* normaux. |
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Les
spermatozoïdes* doivent passer dans les voies génitales
masculines où ils achèvent leur maturation
et acquièrent leur mobilité. Cette mobilité est
nécessaire pour leur permettre une migration de
la glaire cervicale* jusqu'à la trompe. |
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| Chez la femme |

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Les
sécrétions du col de l'utérus (la glaire)
doivent être favorables à la survie des spermatozoïdes*. |
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L'appareil
génital féminin doit permettre l'ascension
des spermatozoïdes* vers la trompe d'une part, la
capture et la descente de l'ovocyte* dans la trompe d'autre
part. La croissance et la maturation du follicule* ovulatoire
dépendent du bon fonctionnement de l'ovaire* et
de l'hypophyse, source de la sécrétion des
hormones FSH* et LH*.
La rupture de ce follicule* ovarien* et l'expulsion d'un
ovocyte* mûr (ovule) constituent l'ovulation qui survient habituellement
vers le 14e jour du cycle génital. |
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La
cavité utérine doit être anatomiquement
normale et sa muqueuse capable d'accueillir l'embryon. |
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La
fertilité naturelle dans l'espèce humaine
n'est pas de 100 %.
Chaque couple n'a en moyenne à chaque cycle que
25 % de chances d'obtenir une grossesse. |
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| Bilan du couple |
Afin
de tenter d'expliquer cette infécondité, un
bilan complet s'impose, comprenant : |
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| Pour
la femme |
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une
courbe de température |
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un
bilan hormonal |
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une
hystérosalpingographie* |
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une
exploration de la glaire* |
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parfois
une coelioscopie* |
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| Pour
l'homme |
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un
spermogramme* |
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une
spermoculture* |
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Des
recherches infectieuses et un test de Hühner*, c'est à dire
l'étude au microscope de la survie des spermatozoïdes*
dans la glaire de la femme, complètent ce bilan
de base qui est généralement réalisé par
le gynécologue traitant.
En
cas d'anomalie du sperme, le bilan masculin peut être
complété par une échographie de
l'appareil génital et des dosages hormonaux.
Un
premier diagnostic peut alors être posé.
Il permet de distinguer différents types de stérilité : |
les
trompes sont obturées : stérilité tubaire |
le
bilan hormonal est anormal : stérilité endocrinienne |
la
glaire est de mauvaise qualité : stérilité cervicale |
le
sperme est anormal : stérilité masculine. |
Ces
différentes causes d'infertilité sont souvent
intriquées.
Des explorations complémentaires peuvent être nécessaires
avant de proposer un traitement au couple. Dans certains cas, une
coelioscopie* permet de faire un traitement chirurgical pour libérer
les trompes ou pour traiter une endométriose*. Dans d'autres
cas, une hystéroscopie* permet l'ablation d'un polype ou
d'un fibrome situé dans la cavité utérine.
Des études plus approfondies du sperme sont parfois nécessaires.
Au
terme de ce bilan un traitement adapté peut-être
proposé au couple.
Lorsque
le bilan du couple est quasi normal ou ne comporte que
des petites perturbations, les médecins proposent
des mesures et des traitements simples pour améliorer
la fertilité du couple.
Les mesures vont consister en l'éviction de certains toxiques
comme le tabac ou l'alcool chez les deux partenaires du couple,
ou le traitement d'une infection voire un régime en cas
de surcharge pondérale.
Chez la femme l'optimisation de l'ovulation se fait
par des inducteurs de l'ovulation sous forme de comprimés
ou d'injections d'hormones intervenant dans la croissance
des follicules* et dans la maturation des ovocytes*.
Le choix de l'un ou l'autre traitement médical appartient
au gynécologue selon la ou les causes de l'infertilité du
couple.
Les résultats de ces traitements sont de l'ordre de 12 à 15
% de grossesses par cycle.
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cf. glossaire |
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